[Vidéo] A quand la commercialisation de la première voiture autonome ?

Le passage des véhicules avec chauffeur aux voitures autonomes est un pas de géant comparable à celui de l’arrivée du moteur à explosion à la place du cheval. Mais dans combien de temps seront commercialisées les premières voitures autonomes grand public ?

Qui commercialisera la première voiture autonome ?

Google, Apple, Renault ou encore Uber, de nombreuses multinationales travaillent de longue date sur le moyen de transport du futur, la voiture sans chauffeur.

Certains constructeurs en ont même fait le cheval de bataille, avec par exemple General Motors qui a récemment fait savoir son intention de mettre sur le marché la première voiture sans chauffeur à la vente dès 2019. Très ambitieux et sûr de lui, le constructeur américain précise même que son modèle ne nécessitera pas d’assistant (comprenez de chauffeur) et donc, qu’il sera proposé sans volant ou pédale de frein.

Dans le même temps, Renault renonce à une commercialisation dès 2020 pendant que Apple se targue de posséder la plus grosse flotte au monde, devant son rival de toujours Google.

Qui est responsable en cas d’accident impliquant une voiture autonome ?

Si General Motors, Toyota, Apple et et bien d’autres font la course pour être le premier à pouvoir proposer un véhicule totalement autonome, il n’en reste pas moins un obstacle de taille, un flou juridique. En effet, dans la quasi totalité des pays, les voitures sans chauffeur ne sont pas autorisées à circuler. Et pour le coup, le législateur est bien moins pressé que les entreprises de voir ces engins du futur circuler sur le réseau routier.

Toutefois, le 12 octobre 2017, la Californie a assoupli les règles concernant les voitures à «délégation partielle ou totale» pour permettre d’effectuer des tests sans personne à bord. Cette décision qui doit entrer en vigueur courant 2018 ne résout pourtant en rien la question de la responsabilité en d’accident.

Premier accident mortel impliquant une voiture autonome Uber

Le sujet de la responsabilité en cas d’accident revient régulièrement sur le devant de la scène. En effet, faut-il l’imputer au propriétaire du véhicule, au constructeur, aux deux à part égale ou à personne ?

Jusqu’ici, les accidents impliquant une voiture autonome n’étaient que matériels ou peu graves. Mais l’accident mortel survenu dimanche 18 avril 2018 à 22 heures à Tempe (Arizona) aux Etats-Unis change la donne. En effet, le taxi autonome Uber, malgré la présence d’une personne à bord, est entré en collision avec un piéton, une femme de 49 ans.
Selon les premières informations, cette dame aurait surgie d’une zone sombre en poussant une bicyclette et en traversant la chaussée en dehors d’un passage clouté. Emmenée à l’hôpital dans un état grave, cette femme y est décédée des suites de ses blessures.

Après avoir présenté ses condoléances à sa famille et assuré de sa totale collaboration avec les autorités, Uber a fait suspendre l’ensemble de ses tests dans le monde. Peu après, Toyota a annoncé qu’il suspendait également ses essais sur route, mais poursuivait sur circuit.

Malgré une technologie perfectible et le flou juridique qui entoure la responsabilité de chacun en cas d’accident, la commercialisation prochaine des premiers véhicules sans chauffeur à la vente n’est pas à exclure. Toutefois, il est fort improbable que ceux-ci soient rapidement autorisés à la circulation.

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